Les résultats de l'élection pour le renouvellement des exécutifs régionaux sont patents. Comment la majorité n'a t-elle pu enrayer une vague rose déja déferlante en 2004 sur le territoire ? A l'époque, le Président n'était pas le même donc non soupçonnable d'être la cause de cette même tendance. Y a t-il une fracture, une incompréhension entre la politique gouvernementale et les décisions des exécutifs régionaux, départementaux, censés refléter une plus grande proximité d'avec leurs concitoyens ? La réforme des collectivités annoncée pour 2014 est -elle considérée comme prioritaire et souhaitable par nos administrés ? Rien n'est moins sûr.
Certes le Président et son gouvernement ont été élus pour mener de sérieuses réformes structurelles de notre pays de manière à lui maintenir une place honorable au rang des nations décideuses du monde géopolitique en plein mouvement et donc, une indépendance gage de progrès pour tous. Encore faut-il que le message reste cohérent lorsqu'arrive le temps de l'action et que l'on ne prenne pas le risque de le dénaturer en le détournant tout simplement de ses objectifs pour plaire au plus grand nombre.
"L'ouverture" est une formule qui se veut plus démocratique mais qui peut se révéler une réelle source d'obstruction ou de défaite quand elle s'applique trop ouvertement sur des sujets "sensibles".
A l'heure ou le président américain B.OBAMA vient de parvenir à faire voter sa loi pour la réforme du système de santé en responsabilisant les assurances et mutuelles, le gouvernement Français veut contraindre les médecins libéraux Français à respecter un tarif unique de consultation, faisant fi de leur niveau d'études, de compétences et les pointant ouvertement du doigt comme bouc émissaire du déficit de la sécurité sociale et de la branche maladie ce qui, dans l'esrpit de tous, est une hérésie.
Pouvoir proposer le choix, d'un mode de garde, d'un logement, des études, d'un médecin, ce n'est pas imposer une mesure nivellée par le bas, c'est à dire la moins coûteuse au motif qu'elle profiterait au plus grand nombre. C'est tenir compte d'aspirations plus larges de nos concitoyens, fondées sur la qualité d'un système, les garanties qu'il offre de concilier vie professionnnelle et familiale, des débouchés professionnels, des traitements sérieux et une guérison pérenne...
Sachons vite tirer les bonnes conclusions de ces mauvais résultats afin de renouer avec un train de réformes justes et orientées vers la vraie égalité des chances et des conditions de chacun à pouvoir choisir son équilibre et non à le subir. C'est peut-être le message qu'ont voulu faire passer nos populations lasses de voir se répéter le ballet "deux poids, deux mesures", aucun gagnant mais beaucoup de perdants.